Plongée dans la « junk food » iranienne : au-delà des clichés !
Alors, quelle est la « junk food » en Iran ? Oubliez les burgers et les frites made in USA. Ici, la malbouffe a un accent persan, et elle est parfois surprenante !
Imaginez un monde sans McDonald’s ni Burger King. C’est l’Iran depuis 1979 ! Les grandes enseignes américaines ont plié bagage après la révolution islamique. Adieu Big Mac, bonjour… euh… on y vient !
Pas de panique pour les amateurs de fast-food. L’esprit d’entreprise iranien a trouvé la parade. Des imitations ont fleuri comme des champignons après la pluie. On croise des « Mash Donalds » sans aucun lien avec l’original. C’est un peu comme la contrefaçon de luxe, mais en version burger.
Évidemment, certaines « junk foods » typiquement occidentales sont aux abonnés absents pour des raisons culturelles et religieuses. Oubliez l’alcool, interdit et puni par la loi. Le porc ? Tabou, évidemment, l’Islam étant la religion d’État. Mais rassurez-vous, il reste de quoi se faire plaisir (ou pas, selon les points de vue nutritionnels !).
Parlons des classiques iraniens revisités à la sauce « junk food ». La pizza iranienne, par exemple, c’est une expérience. Imaginez une pâte épaisse, une montagne de fromage, de la viande hachée, des saucisses de bœuf, des poivrons, des champignons, le tout arrosé d’épices persanes. C’est… généreux, disons !
Certaines pizzerias de Téhéran osent même la pizza sans sauce tomate. Sacrilège pour les Italiens, mais apparemment, ça passe crème ici. Et le ketchup ? Condiment indispensable, au même titre que le pain sur une table française. On ne rigole pas avec le ketchup en Iran !
Et pour les amateurs de snacks frits, il y a le « sambuseh », la version iranienne du samosa. Triangles croustillants farcis de bonnes choses (ou de moins bonnes, selon la garniture et votre régime…).
Mais alors, concrètement, c’est quoi la « junk food » à l’iranienne ? Selon une étude très sérieuse (et un peu effrayante), le top 7 des aliments « plaisir coupable » inclut : gâteaux, biscuits à la crème, biscuits secs, chocolats à la crème, chocolats simples, chips et « puffy » (ces trucs soufflés dont on ne sait jamais trop ce qu’il y a dedans). Ajoutons à cela huit types de produits laitiers riches en matières grasses, et on a un cocktail… explosif pour la ligne !
L’étude en question, publiée par le National Institutes of Health (rien que ça !), a analysé la composition en acides gras de ces joyeusetés. Le résultat ? Sans surprise, c’est pas vraiment de la nourriture healthy. Mais bon, on s’en doutait un peu, non ?
Les Iraniens ne sont pas en reste en matière de consommation de « junk food ». On parle de 3 milliards de dollars dépensés chaque année en restauration rapide. Ça fait beaucoup de Mash Donalds et de sambusehs ! Et figurez-vous qu’ils sont champions du Moyen-Orient en consommation de viande transformée. 8,5 kg de saucisses par an et par personne, en moyenne ! De quoi faire pâlir un charcutier allemand.
Alors, pourquoi cette fascination pour la « junk food », même sans les géants américains ? Peut-être un besoin de réconfort sucré et gras dans un contexte parfois compliqué ? Peut-être juste le plaisir de manger des trucs croustillants et régressifs devant la télé ? Mystère… En tout cas, la « junk food » iranienne a son propre charme, un mélange de traditions locales et d’influences globales, le tout avec une touche d’improvisation et de « fait maison » (même si c’est industriellement fabriqué, vous voyez l’idée).
Et puis, il ne faut pas oublier que la cuisine iranienne, la vraie, est un trésor. Des plats parfumés, des épices envoûtantes, du riz préparé à la perfection, des ragoûts mijotés pendant des heures… C’est ça, le vrai visage de la gastronomie iranienne. La « junk food », c’est juste un petit écart de temps en temps, non ? Enfin, c’est ce qu’on se dit pour déculpabiliser devant un paquet de chips « puffy »…
Pour finir, un petit mot sur la perception de la cuisine persane. Certains la trouvent « terrible ». Sérieusement ? Peut-être qu’ils n’ont jamais goûté un vrai « kebab koobideh » ou un « ghormeh sabzi » digne de ce nom. La cuisine persane, c’est tout sauf fade et ennuyeux. C’est exotique, parfumé, plein de saveurs… Bref, rien à voir avec un burger industriel et ses frites molles. Mais bon, chacun ses plaisirs, même les plus coupables !
Alors, la prochaine fois que vous entendrez parler de « junk food », pensez à l’Iran. Vous verrez, c’est tout de suite plus… exotique et moins monotone que les sempiternels burgers et sodas.